État d'esprit

Garder une série d'habitudes sans culpabiliser

Par l'équipe LazyHabits · Mis à jour · 5 min de lecture

Les séries sont une super source de motivation, jusqu'au jour où elles ne le sont plus. L'envie de ne pas casser la chaîne peut te porter pendant des semaines, mais le jour où tu finis par rater, cette même série peut passer de moteur à raison d'abandonner. Voici comment garder le bon côté sans la culpabilité.

Réponse rapide

Garde une série sans culpabilité en la voyant comme un outil d'élan, pas comme une note de ta valeur. Un jour raté n'efface pas tes progrès (Lally et al. 2009 ont montré qu'un seul raté n'affectait pas de façon notable la formation d'une habitude). Vise la plupart des jours, applique la règle « ne jamais rater deux fois » et reprends avec la mini-version dès le lendemain.

Les séries sont-elles bonnes ou mauvaises pour la motivation ?

Les séries sont bonnes pour la motivation tant qu'elles grandissent, et risquées dès qu'elles se cassent. Un chiffre qui monte te donne une petite raison d'être là aujourd'hui, mais une remise à zéro peut donner l'impression de tout perdre.

L'idée de la chaîne marche parce que les progrès sont visibles. Voir dix jours d'affilée donne envie de protéger le onzième. Le problème, c'est qu'une longue série transforme chaque jour en enjeu, et la pression grandit avec le chiffre. Beaucoup de gens n'abandonnent pas au troisième jour. Ils abandonnent juste après avoir perdu le 48e.

La question n'est donc pas de savoir s'il faut utiliser les séries, mais comment. Une série fonctionne le mieux comme un petit coup de pouce qui dit « tu as été au rendez-vous », associée à une mesure de progrès qui ne se remet jamais à zéro. Utilisée ainsi, elle garde la motivation et laisse tomber l'essentiel du risque.

Pourquoi casser une série fait-il si mal ?

Casser une série fait mal parce que le compteur tombe à zéro, et zéro donne l'impression que tous tes efforts ont été effacés. Ce n'est pas le cas : douze séances de sport restent douze séances de sport.

Le choc émotionnel du « retour à rien » peut déclencher ce que les psychologues appellent l'effet « au diable tout ça », décrit pour la première fois dans la recherche sur les régimes par Janet Polivy et Peter Herman : une fois une règle enfreinte, on l'abandonne souvent complètement. L'habitude elle-même va bien. C'est le cadre du tout ou rien qui fait les dégâts. Pour regarder la science de plus près, lis ce qui se passe quand tu rates un jour.

Qu'est-ce que la règle « ne jamais rater deux fois » ?

La règle « ne jamais rater deux fois » dit que rater un jour, ce n'est pas grave, mais qu'il ne faut pas que ça devienne deux jours de suite. Un raté est un accident, deux peuvent être le début d'une nouvelle tendance : ne plus le faire.

C'est une règle pratique, popularisée par James Clear, plutôt qu'un résultat de recherche, mais elle colle bien aux données. Après un raté, ta seule mission est d'être là le lendemain, même avec la plus petite version possible. Le retour, c'est ça l'habitude.

Comment séparer la série de ta valeur personnelle ?

Sépare la série de ta valeur personnelle en la voyant comme un outil d'élan, pas comme un bulletin de notes sur qui tu es. L'habitude est une pratique à laquelle tu reviens, pas un examen que tu peux rater.

Quand tu te surprends à penser « j'ai tout gâché » ou « je n'ai aucune discipline », remplace ça par quelque chose de plus vrai : « j'ai raté un jour, et je fais la petite version aujourd'hui ». C'est aussi là que les habitudes identitaires aident. Quelqu'un qui lit ne cesse pas d'être un lecteur à cause d'une soirée manquée. Et si la culpabilité revient sans cesse, l'habitude est sans doute trop grosse, alors réduis-la.

Ça aide aussi de regarder l'ensemble plutôt que le dernier chiffre. Demande-toi combien de fois tu as fait l'habitude ce mois-ci, comparé au mois d'avant ton début. Ce total, ce sont de vrais progrès, et aucune remise à zéro ne peut te les enlever.

Faut-il viser tous les jours ou la plupart des jours ?

Vise la plupart des jours. Le perfectionnisme est le vrai tueur de séries, et c'est la régularité sur des mois, pas une chaîne ininterrompue, qui transforme une routine.

Si ton objectif est un parcours sans faute, le premier faux pas paraît catastrophique. Si ton objectif est la plupart des jours, tu peux en rater un et rester sur la bonne voie. Beaucoup d'habitudes n'ont d'ailleurs pas besoin d'être quotidiennes. Courir trois fois par semaine est une très bonne habitude, et la juger avec une série quotidienne ne crée que de faux échecs.

Le repos et la récupération font aussi partie du plan. Un jour off prévu avant un déplacement chargé ou après une semaine difficile n'est pas un faux pas, c'est une bonne organisation. Ce qui compte, c'est la tendance à long terme : si tu regardes un mois en arrière et que l'habitude a eu lieu la plupart des jours prévus, elle fonctionne, quel que soit le chiffre actuel.

État d'espritAprès un ratéRésultat typique
Tous les jours ou rien« J'ai tout gâché. »Abandonne, recommence lundi ou jamais
La plupart des jours« J'y retourne demain. »Continue, l'habitude se renforce
Jours prévus uniquementLes jours de repos ne comptent pas comme des ratésMoins de faux échecs

Comment un suivi d'habitudes devrait-il gérer les séries ?

Un bon suivi d'habitudes utilise les séries pour l'élan mais rend la reprise peu coûteuse. Cherche quelques fonctions précises.

Si les séries te stressent plus qu'elles ne t'aident, compare les options dans séries contre autres façons de suivre tes progrès.

Comment LazyHabits gère-t-il un jour raté ?

Dans LazyHabits, chaque habitude affiche sa série en cours, et les séries ne comptent que les jours où l'habitude est prévue. Un jour prévu et raté fait repartir la série de cette habitude, mais tes points, ton niveau et ton Lazy Buddy ne te sont jamais retirés.

Tu peux planifier des jours de pause pour les vacances ou les jours de maladie, où tu ne fais ni ne suis aucune habitude. Le Master Habit, un bilan hebdo où tu passes en revue tes habitudes, t'aide à remarquer qu'une habitude est trop grosse avant de commencer à la rater. C'est un suivi d'habitudes sans pression des séries, avec une offre gratuite jusqu'à 3 habitudes.

Questions fréquentes

Faut-il arrêter complètement de suivre les séries ?

Pas forcément. Si une série te motive, garde-la, mais associe-la à une mesure qui ne se remet pas à zéro, comme le total des réussites ou des points, pour qu'un raté ne ressemble jamais à zéro.

Est-ce acceptable de tricher pour garder une série en vie ?

Faire la mini-version pour garder une série, ce n'est pas tricher, c'est le principe. Cocher une habitude alors que tu n'as rien fait cache juste le vrai problème, qui est généralement que l'habitude est trop grosse.

Quelle longueur de série faut-il pour qu'une habitude tienne ?

Il n'y a pas de chiffre fixe. Lally et al. 2009 ont trouvé une médiane de 66 jours jusqu'à l'automatisme, avec une fourchette de 18 à 254, et des ratés occasionnels n'ont pas arrêté le processus.

Que faire un jour où je ne peux vraiment pas faire mon habitude ?

Fais la plus petite version possible, même 30 secondes. Si c'est impossible, planifie ce jour à l'avance comme jour de pause pour qu'il ne ressemble pas à un échec.

Pourquoi je me sens plus mal quand une longue série casse qu'une courte ?

Parce que tu as l'impression d'avoir perdu plus, alors que tes progrès réels restent les mêmes. Plus la série est longue, plus il est utile de mesurer tes progrès d'une façon qui ne se remet pas à zéro.

Sources

  1. How are habits formed: Modelling habit formation in the real world (European Journal of Social Psychology, 2009)

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